Share 0FacebookTwitterPinterestEmail 152 Dans l’univers du luxe, certaines campagnes publicitaires tiennent de l’exposition d’art. C’est le cas de la collaboration entre Gucci et Ignasi Monreal, illustrateur espagnol dont le style numérique revisite les grands classiques avec une touche de surréalisme audacieuse. Associer la peinture classique au langage numérique : tel est le pari réussi d’Ignasi Monreal, illustrateur espagnol au style immédiatement reconnaissable. À travers ses compositions oniriques, cet artiste brouille les frontières entre les époques, mêlant références antiques, détails contemporains et une bonne dose de surréalisme. On lui doit notamment un chevalier en armure consultant son smartphone, Pégase relégué dans un parking Gucci ou encore une pêche céleste où des jeunes femmes attrapent des avions depuis les nuages. Un univers fantasque et réfléchi, né d’une collaboration initiée en 2015 dans le cadre du projet #GucciGram, où les motifs GG Caleido et GG Blooms se déployaient sur fond de bulletins météo et de publicités rétro. Ce partenariat fructueux trouve son apogée lors du défilé Cruise 2018 au Palais Pitti de Florence. Les illustrations de Monreal deviennent alors des imprimés, ornant T-shirts et pièces fortes de la collection. Peu après, ses créations monumentales s’affichent sur les Gucci Art Walls à New York et Milan, à l’occasion du lancement du parfum Gucci Bloom, imaginé par Alessandro Michele. Inspiré par la Renaissance italienne, Ignasi Monreal évoque un “Locus Amoenus”, lieu littéraire idéal où l’on s’échappe de la ville. Sur l’un des murs, une table florale rend hommage à la technique du pietre dure, mosaïque florentine réalisée à partir de marbre et de pierres précieuses, directement inspirée d’une visite à l’Office de la Pierre Dure à Florence. L’artiste poursuit ensuite cette exploration symbolique avec la Campagne de Cadeaux 2017, où dieux grecs, titans et codes alchimiques se croisent dans un décor entre mythologie et réalité. Pour le Printemps-Été 2018, il s’inspire d’œuvres classiques — comme l’Ophélie de John Everett Millais — qu’il confronte aux imprimés vibrants de la nouvelle collection. Monreal y incarne même, avec ironie, le conservateur d’une galerie Gucci fictive dans une vidéo de campagne. Les illustrations de cette saison se déclinent aussi en objets désirables : T-shirts et sweat-shirts en édition limitée, chacun accompagné d’une étiquette numérotée et d’un emballage collector signé de l’artiste. Avec cette collaboration, Gucci et Ignasi Monreal proposent une vision audacieuse, où le passé dialogue avec le présent dans une esthétique riche, hybride et résolument contemporaine. En confiant son image à un artiste à l’univers aussi singulier, Gucci illustre parfaitement ce que l’on appelle l’artketing : cette rencontre stratégique entre expression artistique et communication de marque. ArtGucciMarketing Share 0 FacebookTwitterPinterestEmail You may also like Ruinart par l’artiste Eva Jospin Do Son, un parfum de souvenirs : Diptyque s’associe à Werlen Meyer et James Blake Perrier-Jouët : L’art de faire pétiller la nature